Méditation : comment devenir un athlète du cerveau en 5 points ?

A l'été 2017, Sciences et Avenir faisait le point sur les bienfaits de la méditation, passée au crible de véritables études scientifiques. A (re)découvrir à l'occasion de la Semaine du cerveau, du 12 au 18 mars 2018.

                                                                                                                                                                                              

Méditer pourrait aider à mieux vieillir. C'est ce que suggérait une étude pilote menée par des chercheurs de l’Inserm basés à Caen et Lyon, dont les résultats ont été présentés le 7 décembre 2017. Notre journaliste Elena Sender, présente sur place, a détaillé dans un article de Sciences et Avenir les résultats de cette expérience conduite sur 73 personnes âgées de 65 ans en moyenne, parmi lesquelles des "experts en méditation", qui ont passé des examens d’imagerie cérébrale. La méditation aurait, d'après cette étude, des effets visibles sur certaines régions du cerveau. À la clé, une réduction du stress, des troubles liés à l'anxiété et un meilleur sommeil.

À l'été 2017, Sciences et Avenir expliquait les bienfaits de cette pratique, passée au crible, depuis quelques années, à de véritables études scientifiques.

En voici une :
Vingt-cinq volontaires se succèdent sur une chaise. Paul Ekman, aujourd’hui professeur émérite de l’université de Californie à San Francisco (États-Unis), les prévient : une forte explosion de 115 décibels va se produire (entre le marteau-piqueur et le coup de fusil).
Boum ! Tous sursautent violemment, réaction naturelle, généralement incontrôlable. C’est maintenant au tour de Matthieu Ricard, moine bouddhiste et scientifique, de se prêter au jeu : il médite pendant que ses expressions faciales et données physiologiques (cœur, stress…) sont enregistrées. Boum ! Le moine réagit à peine…
La méditation, ensemble de techniques développant la régulation des émotions et le contrôle de l’attention, permet en effet de moduler les réactions corporelles. Elle consiste à focaliser son attention sur un objet, une sensation ou, au contraire, à l’élargir à tout ce qui nous entoure (présence ouverte). Dans l’ouvrage Cerveau et Méditation (Allary, 2016), un dialogue avec le neurologue Wolf Singer, Matthieu Ricard expose comment on peut se forger un cerveau plus agile, résilient, heureux et surtout altruiste. Il décrit cinq points clés pour y arriver :

  1. Réguler ses émotions pour ne plus être esclave
  2. Focaliser et maintenir son attention
  3. Se laisser traverser par ses pensées
  4. Développer la compassion
  5. Maintenir un flux positif en s’endormant

 

 

Les bénéfices observés suite à un entrainement à la pratique de la pleine conscience :

 

Effet immédiat : une meilleure tolérance à la douleur, retour au calme, diminution des pensées négatives, réduction du stress et de l’anxiété.

Effet à moyen terme : renforcement du système immunitaire

A long terme : prévention des rechutes dépressives, amélioration du système cardio-vasculaire