L’EMDR son histoire

 

                               
L’EMDR (Eye Movement desensitization and reprocessing ) en français « désensibilisation et retraitement par le mouvement des yeux », est une approche psychothérapeutique qui a été découverte par Francine Shapiro en 1987 (docteur en psychologie au Mental Research Institute de Palo Alto en Californie).

Cette méthode a rapidement révolutionné la pratique de la psychothérapie et elle n’a cessé de se perfectionner.

L’efficacité de l’EMDR a été scientifiquement prouvée depuis 1989 par de nombreuses études contrôlées.

Depuis 2013, l’Organisation Mondiale de la Santé la préconise pour le traitement des troubles psychotraumatiques chez l’enfant et l’adulte. Elle est également reconnue aux Etats Unis par l’American Psychologist Association (1998), l’International Society for Traumatic Stress Studies (2000), l’American Psychiatric Association (2004) et le Department of Veterans Affairs and Department of Defense (2004 ), en France par l’INSERM2 (2004) et 1 Francine Shapiro a reçu en 2002 le prix Sigmund Freud, distinction décernée par l’Association Mondiale de Psychothérapie et par la ville de Vienne.

Comment Francine Shapiro a-t-elle découvert cette technique ?
Son histoire débute en 1987 aux Etats-Unis par une journée de printemps. Alors que Francine Shapiro se promène dans un parc, préoccupée et soucieuse, elle réalise que les pensées désagréables qui la perturbent deviennent moins bouleversantes. Elle remarque que ses yeux effectuent spontanément des mouvements rapides de va-et-vient lorsqu’elles lui viennent à l’esprit. Sa qualité de chercheuse l’amène à vérifier auprès de volontaires puis de vétérans de la guerre du Vietnam. Les résultats positifs se confirmant, elle poursuit ses recherches et réalise une thèse de doctorat.
A qui s’adresse l’EMDR ?
Aux adultes et aux enfants qui souffrent de traumatismes (agressions physiques et morales, accidents, abus sexuels, catastrophes naturelles, guerres, etc.) ou d’événements pénibles (deuil, séparation, licenciement professionnel, difficultés professionnelles, etc.), de dépression, d’addictions (toxicomanie, alcoolisme), de troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie), d’attaques de panique, de phobies, de TOC (troubles obsessionnels compulsifs), de troubles psychosomatiques, etc.
L’avantage de l’EMDR réside dans la rapidité et l’efficacité du traitement. En effet, un traumatisme simple (par exemple, un accident de voiture effrayant sans blessés ni tués vécu par une personne équilibrée) et une phobie unique (par exemple, une phobie de l’avion) peuvent être résolus durablement en quelques séances (de 3 à 5 séances).
Elle débute par un, voire plusieurs entretiens préliminaires. Ces entretiens préparatoires sont indispensables pour créer une interaction de qualité entre le thérapeute et son patient. Par ailleurs, ils s’imposent par la nécessité de recueillir un certain nombre d’informations. Le praticien veillera à récolter les éléments importants concernant la vie du sujet et fera une anamnèse sérieuse de la problématique motivant la demande de traitement. Ces entrevues préalables permettent donc d’établir un bilan qui précisera l’indication de l’EMDR et, le cas échéant, sa contre-indication.